Le Vampire des Neiges

Manon Boisson-Seené

0. 

Cela fait quelques jours que l’inspiration vous manque.  

Écrivain de livres fantastiques, vous vous êtes pourtant retiré dans le village de votre  enfance pour retrouver l’envie – et la capacité – d’écrire, mais rien ne vient.  

Vous feuilletez à nouveau ce très vieux livre qui vous suit partout et qui a été la muse  de votre premier roman, qui a eu son petit succès. Sur la couverture abîmée, vous n’avez  pas besoin de lire le titre pour le deviner : Mythes, Légendes et Rumeurs dans les Alpes  Françaises. Vous y aviez trouvé d’innombrables créatures inconnues des personnes  lambda et en aviez fait les monstrueux et attachants personnages du premier tome de  votre saga Le Vampire des Neiges

Mais désormais votre éditeur est sur votre dos et perd patience.  

Vous tentez vainement de vous concentrer sur les pages blanches qui habillent votre  bureau. Enfin, blanches, elles ne le sont pas tout à fait, mais c’est du pareil au même : les  lignes qui courent sur le papier ont toutes été sauvagement raturées. Cela n’allait pas.  C’était médiocre.  

Mais vous devez rendre ce papier dans quelques jours, et vous n’avez toujours pas  commencé. Vous soupirez, jetez un coup d’œil à votre tasse de café – vide, évidemment  – et soupirez encore. Dehors, la foule gronde, vous ne savez pas vraiment pourquoi, et  cela vous importe peu : vos liasses de pages désespérément vides sont bien plus  importantes. Votre main porte votre plume à l’encrier – vous aimez les vieilles choses – et y plonge délicatement sa pointe, avant de revenir au dessus du papier.  Vous hésitez un instant et c’est un instant fatal : une énorme goutte noire s’écrase sur  la feuille blanche. Vous restez un instant interdit avant de reposer votre plume et  d’attraper votre buvard pour tenter de corriger cette erreur. Ce n’est pas la première de  la journée, ni de cette semaine qui a été laborieuse. Vous soupirez à nouveau. 

Aller remplir à nouveau sa tasse de café : allez en 5. 

Continuer à chercher son inspiration : allez en 7. 

1. 

Alors que votre malaise s’intensifie à la vue du cadavre, vous remarquez du coin de l’œil  que le policier chargé de l’enquête s’approche de vous. Vous reconnaissez Barnabé. Dans  ce petit hameau, vous avez de toute façon été dans la même classe que tous les adultes  de votre tranche d’âge, et Barnabé n’est pas une exception, même si vous vous seriez  bien passé de sa présence turbulente et de son humour douteux dans votre classe. Vous  ne l’aimez pas et il vous le rend bien. 

« Alors, tu reconnais les symptômes de ce pauvre bonhomme ? »

Vous hochez la tête en silence. Cet illettré a donc lu votre livre. Il semble lire dans vos  pensées et vous détrompe : 

« Regarde ce que m’a apporté mon collègue quand il a vu le corps. »

Il sort de sa poche votre livre et commence à lire d’une voix qui vous exaspère :  

« Alucard sentit la chaleur du sang chaud dans sa bouche alors que ses mains froides  gelaient la frêle Nina. La peau de la jeune fille prenait la teinte bleutée du cristal et  aucun son ne sortit de sa gorge glacée quand elle expira dans les bras du vampire des  neiges. Des veinures bleues apparurent sur son visage, ses bras, ses jambes, parcourant  tout son corps et le quadrillant d’azur. Le vampire des neiges se releva avec satisfaction,  se lécha les babines et essuya dignement le sang qui coulait sur son menton, avant de se  transformer en renard et de disparaître. » 

Barnabé vous fixe des yeux et vous lui rendez son regard. 

« Cette scène n’est que le fruit de mon imagination et les vampires des neiges ne sont  qu’une rumeur, même pas d’ailleurs, un conte, un mythe, une affabulation, ça n’existe  pas voyons… » 

Le policier ne semble pas convaincu : 

« Ah ouais ? Et qui a fait ça alors ? Vous ? Ça va vous faire pas mal de pub ça hein. Bad  buzz is buzz comme on dit. » 

Il semble vouloir ajouter quelque chose, mais son collègue l’interpelle. Vous profitez de  ces quelques secondes où il a le dos tourné pour disparaître. 

Allez en 9. 

2. 

Vous prenez la décision d’aller interroger Nicolas, le coiffeur, et vous dirigez vers son  salon, qui n’est pas très loin de là où vous êtes. 

Un tintement carillonnant accueille votre entrée et un jeune homme blond vous accueille  avec un sourire franc :  

« Bonjour, que puis-je faire pour vous ? Vous avez rendez-vous ? » 

Lara va pour lui répondre, mais cette fois c’est vous qui la coupez : 

« Bonjour, non, je n’ai pas rendez-vous, mais j’aurais quelques questions à vous poser à  propos de Joé. »

Nicolas devient soudain très pâle, et vous fait signe de le suivre dans l’arrière-boutique.  C’est avec un peu d’appréhension que vous le suivez – et si c’était lui le tueur ? – mais  Lara est avec vous, et ses dix années d’arts martiaux vous rassurent. 

« C’est vraiment affreux, une tragédie… Je… 

– Nous avons entendu dire que vous n’aimiez pas Joé, qu’il vous avait viré, cela pourrait  être un motif de vengeance. » 

Vous avez décidé d’attaquer, cela ne sert à rien de tourner autour du pot. Les sourcils  froncés de Lara vous signalent qu’elle désapprouve. 

Nicolas, l’air sincèrement choqué, vous répond :  

« Quoi ? Moi ? Non, pas du tout, je lui en ai voulu un moment, mais j’ai réalisé ensuite que  c’était plutôt une libération. Ma mère était coiffeuse et j’ai toujours voulu faire comme  elle, c’est mon père qui m’a dit que c’était un métier de femme et qui m’a poussé à être  garagiste. Alors, oui, au début j’étais énervé, mais ça s’est calmé après que j’ai trouvé ma  place ici, et puis jamais au point de vouloir le tuer ! » 

Vous hochez la tête, convaincu. Ce qu’il dit colle avec l’histoire de sa famille. 

« Et vous ne sauriez pas qui pourrait lui en vouloir ? On dit que les coiffeurs sont les rois  des rumeurs… » 

Nicolas a un sourire triste. 

« C’est un drôle de nom (vous vous gardez bien de lui dire que vous venez d’improviser cette expression), mais oui, je suppose qu’on peut dire ça… Les gens nous racontent pas  mal de trucs, mais c’est surtout des ragots… des rumeurs comme vous dites… Je ne sais  pas toujours si on peut s’y fier. Mais maintenant que vous le dites, je crois que Joé devait  de l’argent à Édouard et à Diane, une histoire de poker ou de paris, je ne sais plus… » 

Vous remerciez Nicolas pour ces deux nouvelles pistes, et sortez de la boutique. Vous  décidez maintenant : 

d’aller interroger Édouard : aller en 8 

d’aller interroger Diane : aller en 16. 

3. 

Vous venez à peine de sortir de chez vous et de vous avancer pour demander à un  badaud ce qu’il se passe quand une jeune femme vous rentre dedans : des cheveux  blonds attachés en queue de cheval, de grands yeux bleus et une énergie débordante.  Vous reconnaissez Lara, une amie d’enfance et d’aujourd’hui. Habituellement toujours  souriante, elle semble aujourd’hui inquiète. Vous ouvrez la bouche pour lui demander si  elle va bien, mais elle ne vous laisse pas le temps de la saluer :  

« Il faut absolument que tu viennes voir ça ! Il s’est passé quelque chose de très bizarre,  viens ! »

Elle vous tire par le bras, mais vous résistez, vous sentez que quelque chose ne va pas.  Autour de vous, tout le monde vous regarde d’un air mauvais et chuchote d’un ton  sombre. 

« Lara, qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui se passe ? » 

La jeune femme se tortille d’un air gêné :  

« Tu verras… Aller, viens, ça va totalement débloquer ton manque d’inspiration… » 

Elle tente de vous appâter avec cette histoire d’inspiration mais vous savez qu’il y a bien  plus que ça. Vous la fixez d’un air interrogateur, sans bouger. 

Elle finit par céder :  

« Il y a eu un meurtre » 

Allez en 11. 

4. 

C’est avec grande curiosité, un peu d’appréhension et un peu de colère – qui vient vous  déranger de la sorte ?? – que vous vous dirigez vers l’entrée et ouvrez la porte, prêt à  enguirlander le plaisantin qui s’amuse à prendre votre porte pour un tambour. Mais votre énervement retombe vite quand vous reconnaissez Lara, une amie d’enfance  et d’aujourd’hui. Habituellement toujours souriante, elle semble aujourd’hui inquiète.  Vous ouvrez la bouche pour lui demander si elle va bien, mais elle ne vous laisse pas le  temps de la saluer :  

« Il faut absolument que tu viennes voir ça ! Il s’est passé quelque chose de très bizarre,  viens ! » 

Elle vous tire par le bras, mais vous résistez, vous sentez que quelque chose ne va pas.  Autour de vous, tout le monde vous regarde d’un air mauvais et chuchote d’un ton  sombre. 

« Lara, qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui se passe ? » 

La jeune femme se tortille d’un air gêné :  

« Tu verras… Aller, viens, ça va totalement débloquer ton manque d’inspiration… » 

Elle tente de vous appâter avec cette histoire d’inspiration mais vous savez qu’il y a bien  plus que ça. Vous la fixez d’un air interrogateur, sans bouger. 

Elle finit par céder :  

« Il y a eu un meurtre » 

Allez en 11.

5. 

Vous finissez par vous lever, ce bruit dehors est insupportable et vous ne faites que des  bêtises. Vous vous sentez las et fatigué et peut-être une tasse de café pourrait-elle régler  ce problème. Vous êtes conscient que vous vous mentez à vous-même, mais une pause  ne pourra pas faire de mal. 

D’un geste habitué et sans y penser, vous attrapez le café moulu pour le verser dans  votre cafetière. L’eau bouillira en un instant. Vous en profitez pour observer la rue qui  s’offre à vous à travers la grande vitre surplombant le plan de travail. À nouveau vous remarquez cette agitation inhabituelle dans la rue. Les gens semblent  tous être sortis de chez eux et parlent entre eux dans un brouhaha insupportable. Vous  froncez les sourcils. Ce n’est pas jour de marché, il ne devrait pas y avoir autant de  monde dehors. Vous tendez l’oreille mais ne parvenez pas à discerner ce qu’ils disent  bien que vous parveniez à saisir l’intonation des voix : elles sont effrayées, même si  certaines semblent enthousiastes. 

• Poussé par la curiosité, vous abandonnez là votre café et sortez dehors pour en  savoir plus, votre travail attendra : aller en 3. 

• Vous savez que vous devez rendre au moins votre premier brouillon à votre  éditeur, sans quoi il ne vous payera pas et la fin de mois sera dure : vous réfrénez  votre curiosité et retourner dans votre bureau, sans oublier votre café, bien  entendu. Aller en 10. 

6. 

Vous vous tournez vers Lara, qui vous regarde d’un air étonné. 

« Résoudre un meurtre ? Mais tu n’es pas un policier… » 

Vous soupirez : 

« Ce n’est pas comme si j’avais le choix. Et puis je regarde plein de séries policières, ça  devrait aller… Tu connais…connaissais le mort ? 

– Je crois qu’il s’appelait Joé. Il doit être garagiste, ou un truc comme ça. – Des idées de qui aurait pu le tuer ? 

– Je le connaissais vraiment mal… Mais la rumeur dit qu’il avait une liaison avec la  femme de Thomas, le boulanger… Et je crois que Nicolas, le coiffeur, lui en voulait  parce qu’il l’a viré… » 

Vous haussez un sourcil :  

« Le coiffeur était garagiste ? » 

Lara hausse les épaules. 

« Il est doué de ses mains, et il se débrouille très bien en tant que coiffeur… »

Vous réfléchissez un instant et décidez :  

• d’aller interroger Nicolas, le coiffeur : allez en 2. 

• d’aller interroger Thomas, le boulanger : allez en 12. 

• d’aller interroger la femme de Thomas, Jeanne, avec qui Joé aurait eu une liaison :  allez en 17 

7. 

Vous déglutissez et réfrénez votre envie de café, vous savez que ce n’est qu’un prétexte  pour – encore et toujours – ne pas travailler. Cette fois, vous commencez à écrire sur le  papier, vous vous forcez un peu au début, mais petit à petit, une fois que vous êtes  lancés, les mots coulent. C’est encore un flot faible et tremblant, mais ce n’est plus la  blancheur désertique d’une page blanche. Les mauvais passages seront supprimés ou  modifiés. L’important pour l’instant est d’écrire, puisqu’il faut rendre pour le 6. 

Vous ne regrettez même plus l’absence de café, la motivation et l’inspiration reviennent,  votre plume file… jusqu’à ce que la sonnette d’entrée carillonne et que de grands coups  sauvages soient frappés à la porte.  

La personne qui veut vous voir lui ouvrir la porte semble motivée… Si vous ne vous levez  pas, elle semble motivée à fracasser ladite porte… 

• Vous avez pitié de la porte et tant d’insistance vous intrigue, aussi vous levez vous pour aller ouvrir : aller en 4. 

• Peu importe qui cherche à vous voir, il attendra et la porte tiendra, vous tenez le  bon bout pour le deuxième tome de votre roman, et il n’est pas question de lâcher  l’inspiration qui vous a fait défaut ces derniers mois, vous préférez continuer à  écrire : aller en 13. 

8. 

Vous trouvez Édouard affalé au comptoir du bistrot de la place. Vous vous asseyez à côté  de lui et lui demander si vous pouvez lui poser quelques questions à propos de Joé. 

« Vous êtes de la police ? » 

L’homme hausse un sourcil hirsute et vous dévisage. Il en profite pour détailler Lara de  la tête aux pieds. 

« Presque, répondez-vous en jouant la carte du mensonge, on est consultant. La police  nous a demandé de l’aide pour trouver le coupable parce que nous avons certaines  connaissances particulièrement utiles dans cette enquête. 

– Ah ouais ? Bah c’est pas ici que vous le trouverez, le coupable, ça c’est moi qui vous le  dis ».

Édouard a un petit sourire et se retourne vers la bière qu’il sirotait et le match de foot  qu’il suivait – presque – avec attention quand vous avez débarqué. 

Vous soupirez, levez les yeux au ciel, et posez tout de même vos questions. « Ça, c’est vous qui le dites. Et si moi je vous dis qu’on sait que vous aviez des problèmes  d’argent avec Joé, qu’est-ce que vous me répondez ? Vous étiez où ce matin ? » 

Édouard se tourne à nouveau vers vous, il ne sourit plus. 

« J’étais là toute la matinée, Bob (il fait un signe de la tête pour désigner le barman)  pourra vous le confirmer. Joé m’devait 1000€, on tue pas pour 1000€ bordel. Et puis on  s’était entendu. Il devait de l’argent à Diane aussi, et elle il l’a remboursée je crois, donc  j’lui faisais confiance. Je lui avais donné deux mois de plus. Et puis même, j’l’aurai pas  buté, j’aurais appelé la police. Si vous cherchez vraiment un coupable, cherchez du côté  de Thomas. Vous savez, j’laisse toujours traîner mes oreilles quand j’suis ici, parfois on  entend des trucs pas mal. Et j’ai entendu dire (Il approche son visage du vôtre, comme  pour vous dire un secret, et vous sentez son ignoble haleine alcoolisée) qu’la meuf de  Thomas et Joé prenaient du bon temps ensemble si vous voyez c’que j’veux dire. » 

Il se recule d’un air satisfait et vous fait un clin d’œil. 

« Oui, on le savait déjà. 

– Ah ouais ? (Édouard n’a pas l’air décontenancé) Mais est-ce que vous saviez que  Thomas l’savait ? » 

Non, vous ne le saviez pas, et ça doit se lire sur votre visage, puisqu’Édouard retrouve  son air satisfait. 

« C’est là-bas qu’vous devriez fouiller les poulets, moi j’suis clean. » 

Cet homme vous dégoûte, mais si ce qu’il dit est vrai, il n’a pas tout à fait tort. Vous décidez de vérifier ses dires et : 

• d’aller voir Thomas : allez en 12. 

• d’aller, si vous ne l’avez pas encore fait, voir Diane : allez en 16. 

9. 

Lara se tient toujours à côté de vous. Vous vous êtes écartés de la foule et regardez la  scène de crime depuis le coin d’une rue. La jeune femme pose une main compatissante  sur votre épaule. 

« Je sais que ce n’est pas toi qui as fait ça… Tu ne le connaissais pas et tu ne ferais pas ça  pour un coup de pub…tu n’en as pas besoin… »

Le son de sa voix se tarit au fur et à mesure qu’elle comprend que ses paroles ne sont  pas particulièrement réconfortantes. 

« Je sais… Mais Barnabé veut me coller ce meurtre sur le dos. Tu sais à quel point on se  hait tous les deux. Le même crime que dans mon roman ? Ça lui suffira pour me mettre  en taule et ça lui conviendra… » 

Vous avez pris votre décision. Vous devez résoudre le crime. 

Aller en 6. 

10. 

Vous humez délicieusement l’arôme du café et vous asseyez à votre bureau, prêt à  écrire, motivé comme jamais.  

Cette fois, vous commencez à écrire sur le papier, vous vous forcez un peu au début,  mais petit à petit, une fois que vous êtes lancés, les mots coulent. C’est encore un flot  faible et tremblant, mais ce n’est plus la blancheur désertique d’une page blanche. Les  mauvais passages seront supprimés ou modifiés. L’important pour l’instant est d’écrire,  puisqu’il faut rendre pour le 6. 

Gorgée de café par gorgée de café, la motivation et l’inspiration reviennent, votre plume  file… jusqu’à ce que la sonnette d’entrée carillonne et que de grands coups sauvages  soient frappés à la porte.  

La personne qui veut vous voir lui ouvrir la porte semble motivée… Si vous ne vous levez  pas, elle semble motivée à fracasser ladite porte… 

• Vous avez pitié de la porte et tant d’insistance vous intrigue, aussi vous levez vous pour aller ouvrir : aller en 4. 

• Peu importe qui cherche à vous voir, il attendra et la porte tiendra, vous tenez le  bon bout pour le deuxième tome de votre roman, et il n’est pas question de lâcher  l’inspiration qui vous a fait défaut ces derniers mois, vous préférez continuer à  écrire : aller en 13. 

11. 

Vous suivez Lara, hébété. Un… meurtre ? Dans ce petit village où tout le monde se  connaît ? Comment est-ce possible ? En quoi cela vous concerne-t-il ? Pourquoi ces  regards mauvais sur votre passage et pourquoi Lara a-t-elle l’air si inquiète ? 

Vous la suivez à travers une foule qui s’écarte sur votre passage et parvenez à la petite  place centrale, devant la mairie. Un cordon empêche les passants d’avancer plus près. 

Lara s’arrête et ne dit plus rien. Vous regardez le corps, et vous arrêtez, pétrifié. Le corps a une teinte bleutée irréelle, glacée, il semble s’être transformé en verre, en un  cristal que le moindre bruit pourrait briser. Vous reconnaissez bien les traces qu’a  laissées l’assassin, pour les avoir lues dans votre livre sur les mythes, légendes et rumeurs des Alpes Françaises et les avoir décrites dans votre roman. Mais c’est tout  simplement impossible : les vampires des neiges, ça n’existe pas… 

Allez en 1. 

12. 

La boulangerie est complètement vide quand vous y entrez – personne ne vient acheter  un pain au chocolat un jour de meurtre… Un carillon résonne quand vous entrez et  Thomas apparaît. Il a un regard dur et froid. Un regard de tueur qui vous glace. « Bonjour, que puis-je vous servir ? » 

Vous vous approchez du comptoir. 

« Des renseignements ! » 

Thomas lève les yeux au ciel. 

« Vous voulez savoir si je savais pour ma femme ? Bah ouais, je savais… Enfin ce n’était  qu’une rumeur, je voulais la confronter, elle et ce chien de Joé mais vous savez ce qu’on  dit : y’a pas de fumée sans feu… Alors, ouais, ça me mettait hors de moi, ouais j’avais  envie de le buter Joé… Mais quelqu’un d’autre l’a fait à ma place. J’étais dans mon atelier  toute la nuit à ressasser ça justement. Mes apprentis peuvent vous le confirmer… Hug… » 

Il allait appeler quelqu’un, mais il se ravise et ses yeux se plissent. 

« Mais vous êtes qui vous d’abord ? J’ai tout dit à la police déjà, et ils ont vérifié mes  alibis, qu’est-ce que vous voulez ? Ça vous amuse de jouer au pseudo enquêteur en riant  du malheur des autres ? » 

Vous le voyez se déplacer pour passer de votre côté, et vous comprenez que si vous  restez, il va vous en coller une. Vous repartez sans demander votre reste. 

Allez en 15. 

13. 

Vous tentez de reprendre votre phrase, mais les coups à la porte ont brisé votre  concentration, et l’inspiration s’est à nouveau tarie. Vous essayez de réfléchir, vous vous  relisez et tentez de retrouver le fil de l’histoire, mais votre muse semble avoir été  effrayée par tant de bruit. Bruit qui d’ailleurs ne cesse pas et même, au contraire,  s’intensifie. 

Avec énervement, vous vous levez de votre chaise et vous dirigez vers la porte d’entrée.  Vous ne savez pas qui c’est, mais cette personne va payer le prix de votre frustration et  colère. 

Allez en 4. 

14. 

Il est facile de trouver Marie, mais plus dur de l’approcher. Un bataillon de policiers encercle déjà la maison de la veuve. Vous grimacez en vous demandant comment faire  pour entrer, quand Lara vous propose de faire diversion. 

Vous hésitez un instant, mais elle ne vous laisse pas le tend de prendre une décision et  s’en va en courant. Quelques minutes après, vous entendez dans une rue plus loin un  appel au secours – c’est la voix de Lara, aussi vous ne vous en souciez pas. Les policiers,  eux, par contre, se tournent vers la source des cris, ce qui vous permet d’entrer dans la  maison de feu Joé et de sa veuve Marie. 

La jeune femme sursaute quand elle vous voit apparaître. Rapidement, vous lui  expliquez la situation – que vous êtes consultant, etc. – et, si elle est surprise (elle a déjà  dit tout ce qu’elle savait à vos… collègues), elle accepte de répondre à vos questions. 

« Madame, ce que je vais vous dire va sûrement vous paraître dur et cru, mais… votre  mari vous trompait, vous le saviez, n’est-ce pas ? » 

Marie mime l’étonnement choqué, mais vous l’avez déjà vu réellement surprise et vous  savez qu’elle simule. 

« Ne jouons pas à ça, voulez-vous ? Il vous trompait et en plus il dilapidait votre argent,  c’est plus qu’il n’en a fallu à de nombreux criminels pour passer à l’acte. Est-ce que vous  souhaitez m’expliquer, ou j’appelle mes collègues ? » 

Vous jouez la carte de la force, mais vous n’êtes pas plus à l’aise qu’elle. Si Barnabé  venait à apprendre ce que vous faites… Vous ne donnez pas cher de votre peau. Marie soupire et son masque de veuve éplorée disparaît. 

« Écoutez, je sais que j’aurais dû vous le dire, à vous et aux autres enquêteurs, mais oui,  je savais qu’il me trompait, et oui, il me devait un peu d’argent… Mais… même si on ne  s’aimait plus d’amour, on s’appréciait encore. On se connaît depuis l’enfance ! Pour ce  qui est des coucheries, nous avions passé un pacte implicite, nous pouvions aller voir où  nous voulions… Moi aussi j’allais voir ailleurs, alors je ne l’aurais pas tué pour ça ! » 

Vous la coupez :  

« Mais pour une autre raison, oui, pourquoi pas ? » 

Elle vous regarde avec dégoût. 

« Non, je vous l’ai dit ! Nous nous aimions, à notre façon, mais nous avions de l’affection  l’un envers l’autre. Oui il me devait de l’argent, mais il comptait me rembourser, et puis  même si ça m’énervait un peu, l’assassiner ne va pas me faire revenir cet argent ! J’hérite  juste de ses dettes, ça ne change rien… » 

Elle a l’air réellement bouleversée et après ces justifications, elle éclate en sanglots  bruyants. Sa détresse semble réelle et, gêné, vous ne savez pas trop comment réagir…  Faut-il poser une dernière question ? Les policiers commencent à reprendre place  autour de la maison et vous avez peur que les pleurs de Marie les attirent à l’intérieur… 

Vous la remerciez de ses réponses, et vous éclipsez juste à temps. 

Allez en 18. 

15.

Vous réfléchissez en silence, tout en marchant dans les ruelles, quand vous tombez nez à  nez avec une horde de policiers. Vous baissez la tête, l’air de rien…Après tout, vous n’êtes  pas coupable… en tout cas pas de meurtre, juste de poser des questions… mais avec  Barnabé, on ne sait jamais… 

Vous jetez un coup d’œil devant vous pour comprendre pourquoi ce flux de policiers  empli la rue : c’est la rue où se trouve la maison du mort. Vous avez déjà en tête un  suspect très plausible, mais après tout, vous ne vous basez que sur des ouï-dire et des  rumeurs… Autant récolter un peu plus d’informations. 

Vous faites un signe de la tête à Lara, qui comprend : vous voulez aller interroger la  veuve de Joé, Marie. Allez en 19. 

16. 

Il ne vous faut pas très longtemps pour obtenir l’adresse de Diane dans l’annuaire du  petit village où vous êtes. Vous toquez à la porte, et elle vous ouvre immédiatement :  

« Oui ? » 

Elle vous regarde sans comprendre. 

« Bonjour Madame, nous sommes consultants pour la police (quitte à mentir, autant  pousser le mensonge jusqu’au bout). Nous enquêtons sur la mort de Joé, qui a eu lieu ce  matin, je suppose que vous le savez ? » 

Elle s’écarte et vous fait signe d’entrer, tout en regardant à l’extérieur pour vérifier si des  gens vous ont vu entrer. A-t-elle quelque chose à cacher ? 

« Oui, je suis au courant, bien sûr. Je n’ai pas vu le corps, mais les nouvelles vont vite ici  vous savez… Vous voulez du thé ? » 

Vous refusez de la tête ; Lara s’apprête à accepter mais votre regard l’en dissuade. Diane surprend votre échange muet, hausse un sourcil, mais ne dit rien et vous conduit  dans le salon où vous prenez place.  

À peine installé, vous attaquez immédiatement :  

« Diane, je ne vais pas y aller par quatre chemins : vous savez que Joé a été assassiné et  nous savons qu’il vous devait de l’argent… » 

Vous n’en dites pas plus, pour lui laisser l’occasion de compléter vos connaissances. 

« Oui, il me devait !, s’indigne-t-elle, mais il m’avait remboursée il y a quoi, une semaine !  nos comptes étaient bons maintenant ! Vous pensez que je l’ai tué ? Mais qui ferait ça ?  Ce n’est que dans les films qu’on tue pour de l’argent voyons ! Surtout pour un peu  moins de 1 000€ ! Je n’en ai même pas tant besoin que ça de cet argent. Si j’ai insisté  pour qu’il me rembourse, c’était uniquement par principe… »

Vous jetez un coup d’œil à Lara, qui hoche doucement la tête. Diane a la réputation d’être  très cupide, mais elle n’a pas besoin d’argent. 

« Par contre, si vous cherchez qui avait besoin d’argent, allez demander à Édouard – cet  ivrogne dépense tout au bistrot ! – lui il en a toujours besoin d’argent, et je ne crois pas  que Joé l’avait remboursé. Ils m’ont dit qu’ils s’étaient arrangés entre eux, mais pour ce  que j’en sais, cela pourrait très bien être un mensonge… (Elle s’arrête un instant pour  réfléchir). Vous êtes allés voir sa femme ? C’est à elle qu’il a emprunté l’argent pour me  rembourser. En plus vous devez le savoir, comme tout le monde – y’a pas que les  nouvelles qui vont vite ici, les ragots aussi – qu’il la trompait avec la femme de Thomas…  Ça, plus les problèmes d’argent, ça en ferait vriller plus d’une… Alors si j’étais vous… » 

Sa plaidoirie vous convainc ; cela colle – a priori – avec ce que vous savez déjà. Vous  décidez d’arrêter là l’interrogatoire et après lui avoir rappelé de « Ne pas quitter le  village sans autorisation », vous décidez de :  

• continuer à essayer d’en savoir plus et aller voir Édouard pour mettre au clair  cette histoire de dette : allez en 8 

• continuer à essayer d’en savoir plus et aller voir la femme de Joé, Marie : allez en  14. 

17. 

Vous trouvez Jeanne, la femme de Thomas debout devant chez elle. Elle regarde d’un air  hébété la police qui s’en va. Vous attendez qu’elle soit seule pour l’approcher. 

« Excusez-moi. (Elle se tourne vers vous, le regard vide). Je suis consultant pour la police  (le mensonge semble facile) et j’aurais quelques questions à vous poser… Je sais qu’ils  vous ont déjà posé certaines questions, mais s’ils ont demandé un consultant, c’est  justement parce que j’agis différemment qu’eux. » 

Machinalement, elle hoche la tête et se dirige vers la salle à manger, où elle vous propose  une chaise. Elle se passe un peu d’eau sur le visage et puis s’assied en face de vous. 

« Allez-y, je vous écoute » 

Elle tord ses mains devant elle. Elle vous fait de la peine, mais vous n’oubliez pas qu’elle  a peut-être tué son amant dans un accès de colère ou bien que c’est son mari le coupable. 

« Vous couchiez avec Joé, n’est-ce pas ? » 

Jeanne écarquille les yeux et vous craigniez d’avoir posé une question trop crue pour  être la première question d’un interrogatoire. 

« Non ! Ce n’était qu’une rumeur ! Jamais de la vie je n’aurais trompé Thomas avec Joé !  J’aime mon mari ! »

Elle se drape dans sa dignité, mais sa phrase sonne faux et vous continuez à la fixer en  silence. Elle finit par céder et avoue :  

« Enfin…oui… j’aime mon mari mais… la rumeur était vraie, Joé il avait… il avait quelque  chose en plus, je ne sais pas… Thomas est quelqu’un de merveilleux mais Joé… » 

Ses yeux s’éclairent quand elle parle du défunt, puis ils se remplissent à nouveau de  larmes. 

« Vous saviez que Joé était lui aussi déjà engagé, n’est-ce pas ? 

– Oui, oui, bien sûr, il avait été très clair avec ça, dès le début… Il ne quitterait pas sa  femme pour moi… 

– Et ça vous a mis hors de vous ? Vous étiez jalouse ? Vous le vouliez pour vous  toute seule et il n’a pas accepté ? Donc vous l’avez tué ? » 

Elle vous regarde fixement, comme si vous l’aviez insultée.  

« Non. Pas du tout. Moi non plus je ne voulais pas quitter Thomas. J’étais contente qu’il  ne s’imagine pas non plus que j’allais tout plaquer pour lui. On avait tout les deux été  clairs, pas juste lui… Thomas et moi avons des enfants, je ne comptais pas me séparer, et  Joé… Il aimait encore un peu sa femme je crois – quoique j’en sais rien, c’est peut-être  elle qui était jalouse d’ailleurs ! » 

Vous haussez un sourcil. 

« Et votre Thomas, il en pensait quoi ? Il était au courant ? Il n’aurait pas été jaloux lui  aussi par hasard ? » 

Jeanne devient blême quand elle s’aperçoit qu’elle a sans le vouloir accusé son mari. Elle  baisse les yeux et répond. 

« Non, il ne savait pas… Il aurait été jaloux mais… il ne savait pas, je vous jure qu’il ne  savait pas… » 

Vous la regardez répéter ça en boucle tandis que des larmes coulent toujours sur ses  joues. Elle essaye de s’en convaincre. 

Vous vous levez en silence et faites mine de partir. Elle vous retient avec l’énergie du  désespoir :  

« Allez interroger Nicolas – il est coiffeur maintenant – Joé l’avait viré et il lui en voulait à  mort ! » 

Vous vous dégagez et sortez de chez elle. Vous savez ce que vous avez à faire :  • vous allez interroger Nicolas, allez en 2. 

• vous allez interroger Thomas, le mari cocu : allez en 12.

• vous allez interroger Marie, la femme cocue de Joé : allez en 14. 

18. 

La conversation avec Marie confirme vos soupçons. Vous voulez cependant en parler  avec Lara – elle a toujours été vive et de bon conseil, et vous n’avez pas trop eu le temps  de parler de cette affaire avec elle. 

Vous attendez un instant dans une rue perpendiculaire à celle d’où vous venez,  supposant qu’elle devait surveiller l’entrée et qu’elle vous rejoindrait, mais rien ne  bouge. Peut-être est-elle rentrée chez elle, ou peut-être vous attend-elle chez vous… C’est  sûrement plus logique. Vous faites quelques pas dans la direction de votre appartement,  quand une autre idée vous vient : elle vous attend peut-être dans la ruelle d’où elle a  crié !  

Ce n’est peut-être pas le plus plausible, mais ça ne vous coûte rien d’essayer. Vous retournez sur vos pas, sans voir l’ombre qui vous suit. 

Allez en 20. 

19. 

Cela vous paraissait une bonne idée sur le papier, mais c’est un bataillon entier de  policiers qui encercle la maison de la veuve. Vous grimacez en vous demandant  comment faire pour entrer, quand Lara vous propose de faire diversion.  Vous hésitez un instant, mais elle ne vous laisse pas le tend de prendre une décision et  s’en va en courant. Quelques minutes après, vous entendez dans une rue plus loin un  appel au secours – c’est la voix de Lara, aussi vous ne vous en souciez pas. Les policiers,  eux, par contre, se tournent vers la source des cris, ce qui vous permet d’entrer dans la  maison de feu Joé et de sa veuve Marie. 

La jeune femme sursaute quand elle vous voit apparaître. Rapidement, vous lui  expliquez la situation – que vous êtes consultant, etc. – et, si elle est surprise (elle a déjà  dit tout ce qu’elle savait à vos… collègues), elle accepte de répondre à vos questions. 

« Madame, ce que je vais vous dire va sûrement vous paraître dur et cru, mais… votre  mari vous trompait, vous le saviez, n’est-ce pas ? » 

Marie mime l’étonnement choqué, mais vous l’avez déjà vu réellement surprise et vous  savez qu’elle simule. 

« Ne jouons pas à ça, voulez-vous ? Il vous trompait et en plus il dilapidait votre argent,  c’est plus qu’il n’en a fallu à de nombreux criminels pour passer à l’acte. Est-ce que vous  souhaitez m’expliquer, ou j’appelle mes collègues ? » 

Vous jouez la carte de la force, mais vous n’êtes pas plus à l’aise qu’elle. Si Barnabé  venait à apprendre ce que vous faites… Vous ne donnez pas cher de votre peau. Marie soupire et son masque de veuve éplorée disparaît. 

« Écoutez, je sais que j’aurais dû vous le dire, à vous et aux autres enquêteurs, mais oui,  je savais qu’il me trompait, et oui, il me devait un peu d’argent… Mais… même si on ne  s’aimait plus d’amour, on s’appréciait encore. On se connaît depuis l’enfance ! Pour ce qui est des coucheries, nous avions passé un pacte implicite, nous pouvions aller voir où  nous voulions… Moi aussi j’allais voir ailleurs, alors je ne l’aurais pas tué pour ça ! » 

Vous la coupez :  

« Mais pour une autre raison, oui, pourquoi pas ? » 

Elle vous regarde avec dégoût. 

« Non, je vous l’ai dit ! Nous nous aimions, à notre façon, mais nous avions de l’affection  l’un envers l’autre. Oui il me devait de l’argent, mais il comptait me rembourser, et puis  même si ça m’énervait un peu, l’assassiner ne va pas me faire revenir cet argent ! J’hérite  juste de ses dettes, ça ne change rien… » 

Elle a l’air réellement bouleversée et après ces justifications, elle éclate en sanglots  bruyants. Sa détresse semble réelle et, gêné, vous ne savez pas trop comment réagir…  Faut-il poser une dernière question ? Les policiers commencent à reprendre place  autour de la maison et vous avez peur que les pleurs de Marie les attirent à l’intérieur… 

Vous la remerciez de ses réponses, et vous éclipsez juste à temps. 

Allez en 18. 

20. 

Le soir est tombé et la ruelle est mal éclairée. Vous vous approchez pour mieux voir et  sentez un froid étrange envahir vos pieds. Vous venez de marcher dans une flaque d’eau.  Quoiqu’en baissant les yeux et en y regardant de plus près… Un réverbère d’une rue  perpendiculaire vient de s’allumer et éclaire d’une faible lueur le liquide à vos pieds. Il a  une étrange couleur carmin… 

L’évidence vous frappe – du sang ! – mais c’est trop tard. À peine cette pensée remonte t-elle à votre esprit que vous vous sentez tiré en arrière. Une lame affilée s’enfonce dans  votre gorge. C’est froid, mais ce n’est très certainement pas aussi froid que la morsure  d’un vampire des neiges… C’est une arme très humaine. 

Alors que vous tombez à terre, vous avez tout juste le temps d’apercevoir le visage de  votre assassin. Vous êtes en train de mourir, mais cela vous surprend. 

« Quoi… ? Mais…vous ? Pourquoi… » 

Un sourire cruel éclaire le visage sombre de la silhouette, tandis qu’une voix douce lui  répond : « Voyons… Il ne faut pas croire aux rumeurs… » 

Un bruissement de tissus et la silhouette disparaît. Vous tentez de vous relever, mais  vous n’y parvenez pas. Vous comprenez que c’est fini. 

Dans un dernier moment de lucidité avant que tout ne sombre dans l’obscurité, vous  entendez la voix d’une femme qui passe dans une ruelle perpendiculaire à celle où vous  vous videz de votre sang : « Tu as entendu ça ? Il paraît que c’est…qui l’a tué…» 

C’est le sourire aux lèvres que vous mourrez : pour une fois qu’une rumeur est vraie…

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